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Les oiseaux qui s’accouplent pour la vie

Selon le folklore, les oiseaux choisissent leurs partenaires le jour de la Saint-Valentin. Quelques rares oiseaux n’ont à faire ce choix qu’une seule fois car ils restent avec le même partenaire toute la vie.

Il y a quelque chose de terriblement romantique dans cette idée que des oiseaux peuvent rester ensemble toute une vie. Mais à vrai dire, peu d’espèces suivent ce mode de vie. Parmi les oiseaux fidèles, on trouve de nombreuses espèces d’oies et de cygnes, plusieurs hiboux et aigles, et certains pingouins. Beaucoup d’autres sont des « monogames saisonniers », c’est-à-dire qu’ils s’accouplent avec un partenaire unique pendant une saison de reproduction, mais pas pour la vie. On estime que 90 % des espèces d’oiseaux entrent dans cette catégorie.

L’accouplement pour la vie est un comportement beaucoup plus rare. Les perroquets en captivité restent généralement avec le même partenaire, car leur choix d’accouplement est limité. Mais l’image de deux inséparables se blottissant l’un contre l’autre et se frottant le bec est la meilleure façon de représenter la fidélité des oiseaux.

Quel est l’avantage de rester ensemble toute une vie ?

Les jeunes oiseaux de proie tels que les hiboux et les aigles grandissent lentement. La croissance d’un grand oiseau comme le balbuzard pêcheur ou l’aigle royal prend environ trois mois, depuis la ponte de l’oeuf jusqu’à l’indépendance du jeune. Pour gagner du temps, les parents commencent à élever leurs petits tôt dans la saison, de préférence dans le même nid que l’année précédente. Les longues parades nuptiales et la construction du nid ne font que retarder les choses, ce qui peut être évité si deux oiseaux reprennent leur ancienne relation chaque année.

Les avantages de la fidélité peuvent sembler moins évidents pour les petits oiseaux. Mais elle garantit que les deux parents se concentrent uniquement sur leur progéniture. La polygamie, dans laquelle le mâle s’éloigne pour s’accoupler avec d’autres femelles, est une alternative qui exerce une pression sur la femelle qui doit nourrir seule les jeunes. Pendant la saison froide, le fait que les deux parents travaillent ensemble peut faire toute la différence pour leur progéniture.

Cependant, la plupart des espèces qui s’accouplent pour la vie ne cohabitent pas en dehors de la saison de reproduction. Du moins, pas dans la nature. Mais il existe une exception bien connue : les inséparables.

Qui se ressemble s’assemble (et ne se sépare jamais)

Les inséparables considèrent l’accouplement pour la vie comme une affaire très sérieuse. La plupart des autres oiseaux « fidèles » retrouvent leur indépendance en dehors de la saison des amours, mais les inséparables sont à la hauteur de leur réputation 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an.

Comme la plupart des espèces de perroquets, les neuf espèces d’inséparables vivent en groupes à l’état sauvage et leur organisation sociale est basée sur les couples. Les liens étroits qui les unissent empêchent les conflits et les rivalités pendant la saison des amours. Ce système garantissant le maintien de la paix fonctionne tellement bien qu’il est surprenant que d’autres espèces n’aient pas suivi un chemin évolutif similaire.

Les inséparables sont liés au point d’être jaloux. Ils sont peut-être l’image parfaite de l’affection des oiseaux dans notre imaginaire collectif, mais ils savent se défendre face aux intrus. Il est recommandé de tenir les couples d’inséparables à l’écart des autres oiseaux et de ne pas les inclure dans une volière mixte – à moins que vous ne disposiez d’un vaste enclos dans lequel les oiseaux grincheux ou jaloux peuvent facilement trouver de l’espace pour s’isoler du reste du groupe.

Un inséparable en deuil ou seul dans sa cage deviendra dépressif. Il se languit, arrête de manger, pousse des cris et devient irritable. Il existe cependant des exceptions: les oiseaux qui ont été manipulés dès leur plus jeune âge et qui se sont liés avec leur compagnon humain. Leur affection est tout aussi sincère avec un « partenaire » humain qu’avec un partenaire à plumes.

Mais il y a toutefois des inconvénients à cela. Votre inséparable épris d’amour régurgitera de la nourriture pour vous, et il vous faudra le décourager de chercher à s’accoupler !

Les mandarins: inséparables chez les serins

La plupart des oiseaux qui vivent en groupes sont monogames, c’est-à-dire qu’ils n’ont qu’un seul compagnon à chaque saison de reproduction, mais le mandarin va encore plus loin. De nombreux propriétaires pensent que les oiseaux prennent l’habitude de s’accoupler pour la vie parce qu’ils vivent en captivité et que le choix du partenaire est limité. Mais le petit mandarin est tout aussi fidèle que l’inséparable, même à l’état sauvage.

En captivité, des problèmes peuvent survenir lorsque les oiseaux meurent ou que de nouveaux oiseaux sont introduits. Un individu isolé dans un groupe de mandarins aura du mal à trouver un partenaire sans se battre. C’est pourquoi, ironiquement, il est en fait préférable de garder ces mandarins par paires plutôt qu’en groupes importants ou impairs, pour éviter qu’un oiseau seul ne soit contraint de devenir un tyran ou un paria déprimé.

L’amour est dans l’air

La nature a trouvé toutes sortes de moyens pour que la prochaine génération d’oiseaux prenne son envol. À une extrémité se trouvent les coucous, qui n’assument aucune responsabilité parentale ou relationnelle de quelque nature que ce soit. Ensuite, viennent les oiseaux qui adoptent l’approche de la cohabitation. La plupart d’entre eux optent toutefois pour un seul partenaire par saison.

Mais il y a quelque chose de particulièrement fascinant chez ces quelques espèces qui s’accouplent pour la vie. Pour les propriétaires d’inséparables et de mandarins, l’amour est une réalité quotidienne.


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