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Qu’est-ce que les poux rouges et pourquoi sont-ils le pire cauchemar d’un éleveur de poules ?

Ils sont rouges, ressemblent à des araignées, vivent dans des colonies gigantesques et sortent la nuit pour boire le sang de vos poules. En termes de cauchemars, celui-ci est plutôt effrayant, jusqu’à ce que vous réalisiez que vous pouvez facilement vous en échapper. La créature en question, le pou rouge, fait moins d’un millimètre de long et il n’est pas si difficile de la bannir de votre poulailler.

Le pou rouge est capable de vivre, et ainsi se nourrir, sur une multitude d’hôtes, y compris les humains si on lui en donne la possibilité. Mais c’est son goût pour les oiseaux sauvages qui lui permet de rencontrer l’une de ses cibles préférées : vos poules. Si vous avez des oiseaux dans le jardin, il y a certainement aussi des poux rouges.

Connaître son ennemi

Le pou rouge, Dermanyssus gallinae, est un parasite qui se cache dans les recoins sombres du poulailler et se déplace la nuit en grand nombre pour se nourrir de sang. À l’âge adulte, ils mesurent environ 0,75 mm et leurs pattes ressemblent à celles de l’araignée. Avant de se nourrir, ces parasites sont gris-brun et non rouges : la coloration est due au sang qu’ils aspirent. Une fois gorgés de sang, les poux rouges se réfugient rapidement dans leur cachette. Ils sont également patients et peuvent survivre jusqu’à 10 mois dans des poulaillers vides.

Les poules infestées finissent par développer des croûtes et des blessures, souffrent d’anémie (causée par la perte de sang et caractérisée par des caroncules et des peignes en manque de couleurs) et peuvent éventuellement perdre leurs plumes. La production d’œufs sera en chute libre. Dans les cas les plus graves impliquant de jeunes poules, la perte de sang et le choc physique peuvent s’avérer mortels. L’une des difficultés du diagnostic est que les poux rouges sont souvent cachés lorsque vous examinez l’oiseau, au lieu d’être à découvert (comme une puce par exemple). Ces signes physiques chez la poule devraient cependant vous inciter à agir et il est facile de repérer les cachettes potentielles des parasites.

Si les acariens semblent se nourrir à plein temps de vos poules, au lieu de disparaître dans la journée, vous pourriez avoir une épidémie de poux du nord. Le problème est similaire mais le coupable différent; les conseils donnés dans cet article sont également valables pour ces cousins “du nord” suceurs de sang.

Comment combattre les poux

Étant donné qu’ils se nourrissent normalement la nuit, il se peut que les poux rouges ne soient pas détectés tout de suite. Vous pouvez cependant tenter de trouver leur cachette. Les coins et les crevasses des poulaillers en bois sont les plus populaires, ainsi que sous les perchoirs. Une fois découverts, vous devez éliminer les mini-vampires à l’aide d’un spray ou d’une poudre anti-poux. Il existe deux types de produits destinés à éliminer les parasites : ceux que vous vaporisez ou épandez sur le poulailler et ses accessoires, et ceux que vous appliquez directement sur les oiseaux.

Toutes les litières doivent être retirées d’un poulailler infesté, et toute la structure doit être lavée à l’eau chaude (un tuyau d’arrosage est une excellente arme dans ce type de combat) avant d’être traitée avec une préparation anti-poux.

Une fois les parasites bannis, la prévention est le meilleur moyen de garder le contrôle de la situation. Le lavage régulier du poulailler et de toute autre surface en béton, en plastique ou en bois du poulailler sera bénéfique. Cette mesure est particulièrement importante pendant les mois d’été les plus chauds, lorsque la population d’acariens a tendance à augmenter.

Certains éleveurs de poules ont noté les effets anti-poux du dioxyde de carbone, soit sous la forme d’une fumigation à la « neige carbonique » soit d’une pulvérisation directe, mais il n’existe pas encore d’homologation vétérinaire officielle de ces procédures.

Un autre moyen infaillible de bannir le pou rouge est de garder vos poules dans un poulailler qui ne présente que peu de coins et recoins, c’est-à-dire une structure en plastique plutôt qu’en bois. Les poulaillers en plastique sont plus faciles à nettoyer, plus hygiéniques, et l’ Eglu en est le Roi incontesté.

En résumé, vous ne pouvez pas tenir éloignés les oiseaux sauvages et leurs poux, mais vous pouvez facilement les empêcher de reconstituer une colonie dans votre poulailler. Une fois le cauchemar surmonté, vous et vos poules pourrez dormir sur vos deux oreilles.

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